Et tandis que tu rotes ton foie gras en attendant ta dinde
farcie (non pas la conne qui est assis près de toi) l’autre, celle qu’on a élevée
en batterie dans des usines à merdre…cette merdre que tu chieras, après avoir
arrosé ta bouffe avec du mauvais champagne et du mauvais vin…je ne sais quoi te
dire, vous êtes là, vous vous tenez chaud entre vous. Le pire moment de l’année,
certains le disent, je ne leurs donne pas tord. Il me faut une conclusion à ce jaculatoire
propos.
Consommes les jouets que des ouvriers fabriquent dans des
pays lointain, consommes ton foie gras en oubliant la souffrance et le silence
des bêtes que l’on gave à en crever. Oublie pour un temps que tu es gouverné
par un dictateur imbécile et suffisant, une horde de ploutocrate qui te
saigneront et qui te saigne encore, toi, tes parents et tes grands parents, toi
arrière petit-fils de serf, servile, jusque dans les recoins de ta petite cervelle. Festoie
donc imbécile.
Je fais ce que je peux mais je le fais, dit Fernand en poussant sa brouette. Dans ce cadre, ma contribution que je sais modeste mais que je souhaite juste, s’appliquera ici à débusquer les vieilles anguilles, les petits larcins, les grosses farces des pieds nickelés de la parole enjôleuse et du concept taquin.
Oui, je sais d’autres meilleurs et plus avisés font le boulot. Cependant le singe n’ayant pas le goût pour l’espérance préfèrera se mettre au boulot, à son rythme c’est sûr, mais non sans une certaine détermination. Je nommerai les coquins si nécessaire, toutefois ici et c’est une redite je frapperai sur les mots, les concepts repus à la mine affable. L’ambition est de faire de ces concepts écrans, fourre-tout et pont aux ânes une liquidation rapide, de leurs faire la fête, de les mettre à plat façon « tortilla »de sorte qu’après traitement le pneuma de la bêtise prenne sa véritable couleur et son authentique odeur, celle d’un vent, d’une flatulence sonore sortie tout droit des ventres philosophiques et journalistiques et que nous jeterons dans les latrines, qui est le lieu naturel des étrons conceptuels.