« L’homme qui n’est pas
une marchandise commeles autres »
,c’est toi qui le dis Président, et, du fond de ton buzziness enthousiaste ce
jour-là tu admets, que oui ,l’homme est une marchandise, mais tu nuances, parce
que bon, ta moralité bourgeoise dit que l’homme ne doit pas être pris
commeun moyen, mais commeune fin, t’as dû entendre ça dans les lycées
de Neuilly, pendant le cours de philosophie sur Kant, ou, dans l’une de ces
boîtes à bac que les gens de ton milieu peuvent se payer sans parler des cours
privés à l’étranger (de préférences dans la patrie des ploutocrates où tout est
possible, surtout pour ceux qui ont du blé ) pour être un winner à la page.
Cela dit peut-on te blâmer, ou,
jouer les vierges effarouchées par tant de hardiesse ?
Elu sur la tourbe de la tristesse,
et, de la passivité, toi dominant tu as réussi à te faire aimer à coup de blitzkrieg
médiatique et de novlangue par une frange importante de dominés. La servitude
volontaire ça marche encore dans nos villes et nos campagnes, on verse une
larme prolétaire quand tu viens serrer des mains dans les usines, casquettes à
la mains ,on te remercie d’être venu. Toi dans ton divin élan tu es partout.
Les suces-boules médiatiques
parlèrent d’un hyper-président, pour une hyper-démocratie, si hyper »
qu’on ne l’a voit plus, mais l’a-t-on jamais sentie cette participation
démocratique dont on nous gave à l’envie autrement qu’en mettant son bulletin
dans l’urne ? Ce qui en matière de sensation, je vous l’accorde fait un
peu court.
Du reste, et, je pense à toi journaleux
le mot « hyper » dont tu qualifie sans retenue ce type,
n’indique-t-il pas selon Littré, l’excès par excellence, l’hybris comme on dit
à l’école, en claire la démesure. Etre hyper ce n’est donc déjà plus être
Président dans une démocratie[1] , le
préfixe envoie plutôt au diable ces notions.
Et ce Prométhée déchaîné de
papier, Sarkozy, le sait qui avec ses
deux fers au feu nous fait un coup de politique internationale, que l’on peut
résumer, grosso modo par la flagornerie habituelle dont le filou est
coutumier : « y vont voir leurs gueules ces gens de la finance »
et j’entends déjà argentiers et industriels s’extasier devant tant de
style grand seigneur du nain de l’Elysée.
Tandis que sous cape, notre
coquin entreprend la restitution des biens publics aux plus nantis, aux mieux
pourvus, à moins que tu sois toi lecteur assez couillon pour mettre de l’argent
dans les ex-services publics que sont, la poste, l’électricité, la santé,
l’éducation…assez couillon pour croire que tu fasses parti des nantis. J’en
connais qui turbo-becassine de première, court encore après la carotte.
« Enrichissez-vous, disait cet abruti de Guizot et la bécassine raccourcie
d’une tête avec ses « donnez leurs des brioches » et ce couillon de
Sarko avec sa France de propriétaires prospères ronflant au feu qui crépite de
leur cheminée…mais tout cela n’est que, enthousiasme et volontarisme pour
électeur gogo.
Or donc oui, l’homme est bien une
marchandise pas comme les autres, puisque c’est lui qui produit et crée de la
valeur, c’est lui qui fait tes routes, lui qui vide tes poubelles, lui qui nettoie
ton appart’, lui qui fait tes courses, lui qui éduque tes mômes, lui qui livre
ton courrier, te soigne…mais, ce qui est clair Nicolas, c’est que maintenant
que cette marchandise pas comme les autres appartiendra à quelques maîtres
(inutile de dire que ce sont les mêmes qui tiennent l’Etat depuis que l’Etat
existe) maintenant dis-je malfaiteur que tu es,tu laissesces classes dominantes
avoir les mains libres, libres de mettre l’argent sur lequel ils sont assis là
où ils le veulent et non plus là où nous en avons besoin. Tu accentues un peu
plus le vol, tu es le Robin Wood des riches, et, la bourgeoisie rentière,
boursicoteuse, propriétaire cela va de soi, t’acclame, te chante dans tes journaux, tes
radios, tes télés, car non content de posséder, ils sont aussi les seuls à dire
ce qu’ils pensent, et, à discuter de ce qu’ils pensent.
N’entends –tu pas cadavre
ajourné la rumeur qui vient sourdre sous ton cul cossu cousu d’or ?
[1] Bien qu’il faille ici
nuancé ces mots, je ne délire ni sur un président ni sur les démocraties telle
du moins que l’entends la déesse aux cent bouches des médias, je n’ai que très
rarement vu des moments démocratiques, c'est-à-dire des moments dans lesquels
des hommes et des femmes prennent en mains leur destin collectivement et
directement.C’est ça le communisme !
Comment palper des millions ? Quelques
considérations raisonnables du singe sur les jeux de loteries.
Une pluie fine tombe sur les toits de zinc parisien, clip,
clap, clop, tu remontes ton colle et tu files vers le bureau de la loterie.
Un type, un coquin à la face simiesque t’interpelle en
bouffant une banane.
-Eh ! Pourquoi tu joues à la loterie, mec !?
-tu le regardes d’un air hagard, ton papier mouillé et
froissé dans la main, la clef de ton bonheur est là et ce cuistre qui vient te
questionner. Mais faire fi de ce crétin malicieux t’es facile tu ne t’arrêtes
même pas pour lui répondre : le nombre est avec toi qui te donne raison.
Le soir tu attends
dans la douceur de ton nid précaire les résultats qui peut-être feront de toi
un type immensément riche, tu plaqueras cette vie qui t’use, cet endroit ,ce lieu
où tu vis, ces collègues, bref tu changeras ton monde. La belle affaire !
Mais le succès ne vient pas et les papiers s’entassent sur
le bureau.
Sais-tu seulement, jolie poire,
que tes chances de succès sont infinitésimales , et, que ton regard de cocu de
la vie laisse présager de bien amère prise de conscience. Car enfin, c’est quoi
ces jeux d’argent, ces lotos où le bonimenteur te promet monts et merveilles
avec son lot de frime et de tapin ? Qu’est-ce qu’implique cette vision des
choses, pourquoi se laisser porter sur cette frêle embarcation du hasard. Ne va
pas croire que je nie la Rencontre, l’Imprévu, l’Evénement imprévisible. Mais
enfin, jouer c’est déjà renoncer, abdiquer et se livrer volontairement non pas
au hasard mais à l’arbitraire. A cette vie qui n’a plus le moindre sens, à ces
tourments qui trouveront leurs résolutions dans un au-delà, où ni toi, ni moi
ni seront plus, cette asile de l’ignorance commedit Spinoza, de l’espoir et de la crainte qui
va avec. Et ces pauvres sous que tu mises, s’engouffrent dans la bourse de
l’Etat qui vit de ton espérance, tout commele prêtre, l’Imam et le Rabin.
Dieu et l’Etat ont un
porte-monnaie comme le tonneau des Danaïdes, tu peux toujours le remplir de tes
fumeuses rêveries. Les publicitaires nouveaux prêtres séculiers peuvent t’aider
à pommader ce qu’il te reste de révolte. Médias et divertissements t’aideront
également dans l’annihilation de ton moi ,et te feront la guerre, par la force,
par la persuasion, par leur sentimentalisme bavard. C’est sur toi qu’ils
essuieront leurs pantoufles avant d’aller dîner en réajustant leur costard.
8/11/2008 De retour sur la capital coincé entre Doha et New-york avec des retards sur les lignes (la prochaine fois je prends un Jet) un type, sympathique au demeurant m'envoye ce papier amusant que je publis...tranquileu!!! comme on dit à Marseille! Et pour ceux qui veulent comprendre les histoires de La pompe à phynances aller voir le site de Frédéric Lordon :
"Explication
des subprimes accessible à tous ! Enfin l'explication scientifique,
L'analyse parfaite... Crise des subprimes : une explication très simple
pour ceux qui essayent encore de comprendre."
Alors voilà, Mme Ginette a un estaminet à Canon sur le
Bar, dans le centre de l'ex-France industrielle. Pour augmenter ses ventes,
elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque
tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Mme Ginette voit
augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base
du "calva" et du ballon de rouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence locale d'une banque
étrangère, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet
constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à
Mme Ginette, avec les dettes des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs
recouvrables en SICAV, FCP, AOC, VDQS, VSOP, SOS, OVNIS et
autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier (de 1 à 10, 3 fois
de suite, cela devient de 1 à 1000) au marché actionnaire et conduisent, au
NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, au
NASDAQ, etc., à des opérations de produits dérivés, dont la valeur des
garanties initiales est totalement inconnue de tous les souscripteur (en
fait, ce sont les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il
s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80
pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet
de Canon sur le Bar n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.
La buvette de Mme Ginette fait faillite.
Et le monde entier trinque pour 700 milliards de dollars et 300 milliards
d'euros.
Salut le jeune je m’adresse à toi qui bois du Iop’ et adore la taurine, si,si, la Révolution est en route. Ça n’est pas un sociolo qui te le dis mais la tête d’imbécile de la crèmerie d’en face. Écoute donc ses crémeuses paroles portaient en bouche le motr évolution, c’est le fils de Prudhomme qui n’a pas encore de bide mais déjà le cerveau de son père gros comme une épingle à nourrice.